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 Communion de prière du lundi 8 mars 2010, par Hugues

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Yves
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Date d'inscription : 03/12/2005

MessageSujet: Communion de prière du lundi 8 mars 2010, par Hugues   08.03.10 3:25

Prière du Lundi 8 mars 2010,
Par Hugues


Seigneur, ton langage, ce dimanche, dans l’Evangile heurte plusieurs de mes frères et sœurs.

Faut-il la violence d’un tyran qui sème la mort, la chute d’une tour – que ce soit celle d’une église, d’une synagogue, d’une mosquée ou d’un temple – pour inviter les hommes à la conversion ? Quelle conversion ? Trembler devant toi dans l’attente de la sentence finale ?
Nos frères et sœurs en humanité qui périssent chaque jour dans les attentats, les massacres et les guerres de toutes sortes ; ceux qui ont été précipités avec leur avion dans les flots de l’abîme entre Rio et Paris, comme au large du Liban ; ceux qui viennent de perdre la vie dans les déchirements de la terre, en Haïti ou au Chili ; ceux qui ont été écrasés par l’effondrement d’un minaret à Meknès, ou encore d’un immeuble à Liège… Eux non plus n’étaient pas plus grands pécheurs que les autres…

Ne sont-ils là que pour nous servir d’exemple, comme une menace qui pèserait sur nos têtes et que tu t’ingénierais à renouveler constamment, de plus en plus précise, de plus en plus proche, pour nous acculer à nous retourner vers toi ? Nous planterais-tu donc un fusil dans le dos en te servant indéfiniment de victimes innocentes ?

Toi qui fais œuvre de justice, toi qui défends le droit des opprimés, toi qui es tendresse et pitié, toi qui es lent à la colère et plein d’amour, où es-tu ? Où te tiens-tu donc ?
Loin de nous, loin de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants, qui souffrent et s’en vont, inexorablement, grossir le cortège des morts qui descendent au silence ?

« Dieu vaincu, tu n’as plus d’autre parole que ces corps décharnés où la soif a tari la prière ;
tu dis seulement : je suis l’innocent, à qui tous les bourreaux font violence… Dieu blessé, tu n’as plus d’autre parole que cet homme humilié sur le bois qui t’expose au calvaire ; tu dis seulement l’appel déchirant d’un Dieu qui apprendrait la souffrance… »1

Caché, livré, blessé, vaincu, secret, sans voix, tu es là ; non pas au dessus, non pas à côté, mais avec, et même au-dedans… « Christ en agonie, jusqu’à la fin du monde ».2
Tu es là, mort et mourant en tout homme qui meurt ; torturé et humilié en toute femme qui souffre ; scandale pour l’humanité en tout enfant qui subit violence.
Tu es là, sans autre mot « que le signe levé » : « cet homme humilié sur le bois qui t’expose au calvaire ».
Tu es là, impuissant, pour changer mon cœur, toi qui t’es fait compatissant jusqu’à l’extrême.

Pendant les jours de ta vie mortelle, tu as présenté, avec un grand cri et dans les larmes, ta prière et ta supplication à Dieu qui pouvait te sauver de la mort, et parce que tu t’es soumis en tout, tu as été exaucé.3
Tu as pleuré – non pas une, mais tant de fois – en poussant de grands cris, jusqu’à la fin : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »4
Tu t’es soumis en tout et tu as été exaucé « pour toujours, dans la Résurrection. La vraie réponse de Dieu à ta prière d’être racheté de la mort, c’est la Résurrection. L’humanité est rachetée de la mort précisément dans la Résurrection, qui est la vraie guérison de nos souffrances, du mystère terrible de la mort ».5

Buisson qui n’a jamais fini de brûler, je fais un détour pour voir cette chose extraordinaire.
Tu n’arrêtes pas de murmurer : « Retire tes sandales, voile-toi le visage, cesse de récriminer…
J’ai vu la misère de mon peuple et j’ai entendu ses cris ; je connais ses souffrances et je suis descendu pour le délivrer, et le faire monter de cette terre…
Va, toi aussi, c’est moi qui t’envoie… »

Seigneur, j’entends « ces mots fulgurants : Je viens ! J’étonnerai vos patiences ! »
6

1 & 6 Didier Rimaud. 2 Blaise Pascal. 3 Cf. He 5, 7. 4 Mc 15, 34. 5 Cf. Benoît XVI.

Les prières que vous vous confiez les uns aux autres :
Pour A, d’Ile-de-France, qui a été hospitalisée, et pour qu’elle retrouve le plein emploi de sa main.
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