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 Interview de François

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Invité
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MessageSujet: Interview de François   20.09.13 13:58

Bonjour.

Longue et riche interview du pape à cette adresse :

http://newsletter.revue-etudes.com/TU_Septembre_2013/TU10-13.pdf



Quelques passages  :

Contre les pleureuses :

"Chercher Dieu dans le passé ou dans le futur est une tentation. Dieu est certainement dans le passé, parce qu’il est dans les traces qu’il a laissées. Et il est aussi dans le futur comme promesse. Mais le Dieu “concret”, pour ainsi dire, est aujourd’hui. C’est pourquoi les lamentations ne nous aideront jamais à trouver Dieu. Les lamentations qui dénoncent un monde “barbare” finissent par faire naître à l’intérieur de l’Église des désirs d’ordre entendu comme pure conservation ou réaction de défense. Non : Dieu se rencontre dans l' aujourd’hui."


Chasteté et vieux garçons :

Les religieux sont des prophètes. Ils ont choisi de se
mettre à la suite de Jésus en imitant sa vie d’obéissance au
Père, la pauvreté, la vie de communauté et la chasteté. En ce
sens, les vœux (de religion) ne peuvent pas finir en caricatures,
autrement, par exemple, la vie de communauté devient un
enfer et la chasteté un mode de vie pour vieux garçons. Le
vœu de chasteté doit être un vœu de fécondité.


Blessures

"Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol ou si son taux de sucre est trop haut ! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste. Soigner les blessures, soigner les blessures… Il faut commencer par le bas."

(et là, on imagine déjà les anti hurler : c'est quoi une blessure? l'homosexualité? Vous voyez bien que votre François est comme votre Benoît XVI - un ennemi de la liberté humaine et du progrès... en plus souriant, et donc plus hypocrite.)

Homos et co.

".... le fait qu’il y a des chrétiens qui vivent dans des situations irrégulières pour l’Église ou tout au moins des situations complexes, des chrétiens qui d’une manière ou d’une autre, vivent des blessures ouvertes. Je pense aux divorcés remariés, aux couples homosexuels, aux autres situations difficiles. Comment faire alors une pastorale missionnaire ? Le pape me fait signe qu’il a compris ce que j’essaye de dire et répond :
« Nous devons annoncer l’Évangile sur chaque route, prêchant la bonne nouvelle du Règne et soignant, aussi par notre prédication, tous types de maladies et de blessures. À Buenos Aires j’ai reçu des lettres de personnes homosexuelles, qui sont des “blessés sociaux” parce qu’elles se ressentent depuis toujours condamnées par l’Église. Mais ce n’est pas ce que veut l’Église. Lors de mon vol de retour de Rio de Janeiro, j’ai dit que, si une personne homosexuelle est de bonne volonté et qu’elle est en recherche de Dieu, je ne suis personne pour la juger. Disant cela, j’ai dit ce que dit le Catéchisme [de l’Église catholique]. La religion a le droit d’exprimer son opinion au service des personnes mais Dieu dans la création nous a rendu libres : l’ingérence spirituelle dans la vie des personnes n’est pas possible. Un jour quelqu’un m’a demandé d’une manière provocatrice si j’approuvais l’homosexualité. Je lui ai alors répondu avec une autre question : “Dis-moi : Dieu, quand il regarde une personne homosexuelle, en approuve-t-il l’existence avec affection ou la repousse-t-il en la condamnant ?” Il faut toujours considérer la personne. Nous entrons ici dans le mystère de l’homme."


Silence, indulgence et mystère


Nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l’avortement, au mariage homosexuel et à l’utilisation de méthodes contraceptives. Ce n’est pas possible. Je n’ai pas beaucoup parlé de ces choses, et on me l’a reproché. Mais lorsqu’on en parle, il faut le faire dans un contexte précis. La pensée de l’Église, nous la connaissons, et je suis fils de l’Église, mais il n’est pas nécessaire d’en parler en permanence."

Contre la gender theory

« Il est nécessaire d’agrandir les espaces pour une présence féminine plus incisive dans l’Église. Je crains la solution du “machisme en jupe” car LA FEMME A UNE STRUCTURE DIFFERENTE DE L'HOMME. Les discours que j’entends sur le rôle des femmes sont souvent inspirés par une idéologie machiste. Les femmes soulèvent des questions que l’on doit affronter. L’Église ne peut pas être elle-même sans les femmes et le rôle qu’elles jouent. Les femmes lui sont indispensables. Marie, une femme, est plus importante que les évêques.

Même Wagner!

L’air que je préfère est celui de l’Erbarme Dich, la plainte de Pierre dans la Passion selon
saint Matthieu. C’est sublime. Puis, à un autre niveau, pas
aussi intime, j’aime Wagner.

> Ainsi donc François écoute "Le crépuscule des Dieux"! Benoît citait modernement Mozart; François va plus loin en avouant aimer Wagner le post-moderne (bien que le jugeant moins intime, à savoir moins sacré). C'est remarquable affraid à quel point François appuie sur un aspect fondamental du christianisme : c'est aussi la religion qui peut laisser place au doute, voire même la religion de la sortie de la religion.


A suivre, et surtout à relire,

Bon week-end

Jean-Paul
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